Il y a vingt ans naissait une vision audacieuse : créer un orchestre de chambre professionnel entièrement composé d’anciens membres du Verbier Festival Orchestra. Aujourd’hui, le Verbier Festival Chamber Orchestra (VFCO) est devenu un ensemble remarquable, portant l’esprit de Verbier dans les salles de concert de tous les continents.
Cette année marque une étape sans précédent. Alors que nous célébrons deux décennies d’excellence musicale, le VFCO vient d’ouvrir un chapitre passionnant en inaugurant le tout premier Shenzhen Verbier Festival en Chine. Un succès qui a dépassé toutes nos attentes !
Pour marquer cette année anniversaire, nous lançons une série de newsletters donnant la parole aux personnes qui font vivre cet orchestre extraordinaire. Nous partagerons des conversations intimistes qui vous plongent au cœur de la musique, des tournées et des moments qui rendent le VFCO unique.
Pour cette première édition, nous avons rencontré la flûtiste Martha Chan, qui a rejoint le VFCO en 2024 et participé à la première édition du Shenzhen Verbier Festival.

Martha Chan
Flûtiste
Je m’appelle Martha Chan et je suis flûtiste au sein du Verbier Festival Chamber Orchestra (VFCO). Originaire de Hong Kong, je vis aujourd’hui à Los Angeles, même si je passe une bonne partie de l’année à parcourir le monde avec le VFCO.
L’aventure ne s’arrête pas aux Alpes suisses. Des salles de concert en Asie aux scènes européennes, nous sommes constamment en mouvement, et je ne pourrais être plus enthousiaste à l’idée de ce qui nous attend.
Extraits de l’interview
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INSCRIVEZ-VOUSQui vous a inspirée au cours de votre parcours ?
Tant d’artistes m’ont profondément inspirée, mais un musicien incroyable qui me vient immédiatement à l’esprit, c’est Daniil Trifonov. J’ai eu le privilège de l’accompagner lors de ma première année au Verbier Festival Orchestra. Encore aujourd’hui, je me souviens parfaitement du moment où il a joué Jésus, que ma joie demeure de Bach en bis. Un silence absolu s’est installé dans le chapiteau, si silencieux qu’on aurait pu entendre une mouche voler. Plus personne ne bougeait, on retenait tous notre souffle pour ne pas briser ce moment…
Qu’est-ce qui rend le VFCO si spécial ?
Nous venons tous d’horizons différents, mais dès que l’on s’assoit pour répéter, on se sent comme à la maison. Nous avons tous vécu cette expérience du Verbier Festival Orchestra, ce même point de départ, et il y a une compréhension tacite entre nous.
Et puis il y a Gábor Takács-Nagy, notre directeur musical adoré. Il a ce talent incroyable…

À quoi ressemble le quotidien pendant les périodes de répétitions et de concerts ?
C’est très intense. En général, nous jouons un programme complètement différent tous les quelques jours, donc ce sont deux jours de double répétition, puis la générale et le concert le troisième jour. Ce rythme nous oblige à rester très concentrés et à nous connecter rapidement à la musique, mais aussi aux autres.
Le défi, c’est aussi notre plus grande force : le niveau incroyablement élevé de chaque musicien. Il y a une pression silencieuse à toujours donner le meilleur de soi-même, parce qu’on sait que tout le monde fait pareil…
Quel concert vous a le plus marquée ?
Jouer la Symphonie Héroïque de Beethoven sous la direction de Simon Rattle en 2024, avec Klaus Mäkelä, Lahav Shani et Leonidas Kavakos qui jouaient avec nous dans l’orchestre. C’était irréel, et honnêtement, ce genre de concert ne peut arriver qu’à Verbier !
