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RICHARD WAGNER (1813-1883)
Chant final du Crépuscule des dieux (Götterdämmerung)
Entracte
OLIVIER MESSIAEN (1908-1992)
Turangalîla-Symphonie
Lucas Debargue plays Gershwin: Rhapsody in Blue at the 2024
Messiaen comme Wagner ont convoqué des orchestres pléthoriques et des instruments inédits (Ondes martenot pour le premier, Tuba-Wagner pour le second) pour dire l’âme humaine en ses moindres recoins. La Turangalîla-Symphonie, dont le titre vient tout droit du sanscrit et convoque les idées d’amour, de joie, de vie et de mort, est d’ailleurs la partie centrale d’un triptyque consacré à Tristan et Isolde. Une façon de connecter les sentiments et les liturgies les plus éloignées dans un immense feu de joie orchestral, dont le développement musical serait la présence des nombreuses percussions, dont le célesta et le vibraphone, et surtout des ondes martenot, dialoguant avec un piano virtuose aux frontières de l’inconnu magnifiquement incarné par Lucas Debargue. Auparavant, Michelle de Young aura interprété le grand final du Crépuscule des Dieux, dans lequel les quatre éléments se mélangent comme autant de leitmotivs, à la confluence de toutes les esthétiques : gigantisme orchestral, lyrisme opératique, et impressionnisme naissant.
Un programme spectaculaire placé sous la direction d’Esa-Pekka Salonen, probablement le plus grand chef pour la musique du XX° siècle, qui vient d’être nommé récemment aux plus hautes fonctions artistiques du Los Angeles Philharmonic et de l’Orchestre de Paris