BRUCE LIU
Depuis son succès au Concours Chopin de Varsovie en 2021, Bruce Liu mène une carrière exemplaire sur les plus grandes scènes internationales. Il revient à Verbier avec un récital mêlant aux côtés de Bach, Liszt et Chopin, les couleurs espagnoles de Mompou et Albeniz.
Programme
GYÖRGY LIGETI (1923-2006)
Fanfares, extrait des Études pour piano, Livre I
JOHANN SEBASTIAN BACH (1685-1750)
Suite française N° 5 en sol majeur BWV 816
LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate pour piano N° 21 en do majeur op. 53 « Waldstein »
Entracte
FRÉDÉRIC CHOPIN (1810-1849)
Nocturne en ré bémol majeur op. 27 N° 2
MAURICE RAVEL (1875-1937)
Alborada del gracioso, extrait de Miroirs
FEDERICO MOMPOU (1893-1987)
Glossa sobre « Au clair de la lune »
Fantasia sobre « Au clair de la lune »
ISAAC ALBÉNIZ (1860-1909)
El Puerto, extrait de Iberia, Livre I
FRANZ LISZT (1811-1886)
Rhapsodie espagnole S. 254
Bruce Liu plays Rameau: Les Cyclopes at the 2024
Fanfares de Ligeti comme la cinquième Suite Française de Bach font appel à l’univers de la danse : tango noyé sous un dédale chromatique pour l’un, danses baroques aux accents méditatifs ou joyeux pour la seconde.
Beethoven, lui, compose sa Sonate Waldstein sur un piano à queue à la tessiture étendue, et dissimule sous des airs de comptine un Finale des plus ambitieux.
Douce barcarolle amoureuse, le second Nocturne de Chopin est un hommage au bel canto, la ligne de chant se déployant avec une clarté et une évidence peu commune.
Ravel assume, dans l’Alborada del Gracioso, ses influences espagnoles dès les premières mesures et leurs pincements de guitare. Mompou, que l’on surnommait le « Debussy espagnol », n’est pas bien loin. Albéniz, lui, fonde El Puerto sur un rythme de Zapateado, variation énergique du flamenco. Quant à Liszt, il puise dans les souvenirs de sa tournée ibérique pour composer cette exceptionnelle Rhapsodie Espagnole, qui s’inspire notamment de la Follia, danse de la Renaissance qui donne à l’œuvre les couleurs des temps anciens.