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D’origine allemande, le pianiste Menahem Pressler est l’un des membres fondateurs du Beaux Arts Trio qui célébrait en 2005 son 50e anniversaire. Reconnu dans le monde entier comme un musicien de chambre raffiné, Menahem Pressler a fait de nombreux enregistrements, de Bach à Ben Haim, en solo et en musique de chambre – dont certains comptent parmi les plus beaux enregistrements de l’histoire de la musique de chambre.
Né à Magdeburg, il immigre en 1938 en Israël où il reçoit son enseignement musical ; il débute sa carrière en 1946, en remportant le Concours International de piano Debussy à San Francisco. Il est alors engagé par Eugène Ormandy pour faire ses débuts américains avec le Philadelphia Orchestra ; suivront des tournées aux États-Unis et en Europe avec les plus grands orchestres. Outre sa collaboration avec le Beaux Arts Trio dès 1955, Menahem Pressler collabore aussi avec les quatuors Juilliard, Emerson, Guarneri, Cleveland et Israël ainsi qu’avec le trio Pasquier.
Professeur émérite de musique de l’Université de Bloomington en Indiana, il reçoit le Prix de la Musique de Chambre américaine en 1994 et en 1998 le doctorat honoraire de musique de l’Université du Nebraska, les prix du Gramophone Magazine et de l’Ehrenurkunde en reconnaissance de quarante années de musique de chambre de grande qualité.
Tabea Zimmermann commence l’alto à l’âge de trois ans, puis le piano deux ans plus tard. Après avoir étudié avec Ulrich Koch à la Musikhochschule de Fribourg, elle travaille ensuite auprès de Sandor Vegh au Mozarteum de Salzbourg. Lauréate de nombreux concours, elle remporte notamment les Premiers Prix du Concours international de Genève en 1982 et du Concours international de Budapest en 1984.
Tabea Zimmermann remporte au Concours Maurice Vieux en 1983 un alto du luthier Étienne Vatelot, sur lequel elle joue toujours à l’heure actuelle. Elle forme avec les violonistes Antje Weithaas et Daniel Sepec ainsi qu’avec le violoncelliste Jean-Guilhen Queyras le Quatuor Arcanto, auquel elle continue à consacrer une part importante de son activité de chambriste.
Incitant de nombreux compositeurs à écrire pour l’alto, Tabea Zimmermann a déjà fortement contribué à l’introduction d’oeuvres nouvelles dans le répertoire habituel des concerts. En avril 1994, elle crée la Sonate pour alto solo de György Ligeti qui lui est dédiée et elle a créé Recicanto pour alto et orchestre de Heinz Holliger, Über die Linie IV de Wolfgang Rihm, Monh de George Lentz et Notte di pasqua de Frank Michael Beyer.
Parmi les nombreux disques de Tabea Zimmermann figurent un enregistrement du concert qu’elle a donné avec Hartmut Höll dans la maison natale de Beethoven avec l’alto du compositeur. Elle a aussi gravé Harold en Italie de Berlioz avec l’Orchestre Symphonique de Londres placé sous la direction de Sir Colin Davis et la Suite pour alto et orchestre de Bloch avec l’Orchestre Symphonique Allemand placé sous la direction de Steven Sloane.
« Sōra » : « oiseau qui chante en prenant son envol » (nom amérindien)
L’envol symbolise la carrière du Trio Sōra, composé de Pauline Chenais au piano, Clémence de Forceville au violon et Angèle Legasa au violoncelle. Leur amour du partage, de la scène, des voyages et du répertoire pour trio avec piano réuni les trois musiciennes, déterminées à défendre, à la la manière des quatuors à cordes, la nécessaire existence de cette formation de musique de chambre.
Remarquées par l’audace et la clarté de leurs interprétations, c’est après mûre réflexion qu’elles ont choisi de consacrer leur premier enregistrement aux six grands trios avec piano de Ludwig van Beethoven.
Fortes de l’exploration méticuleuse de ses manuscrits, de ses correspondances, de la rigoureuse analyse de ses partitions, les musiciennes ont à cœur aujourd’hui de révéler l’extraordinaire modernité et toute la complexité, toute la richesse des sentiments de Beethoven. À travers ce triple-album BEETHOV3N, le Trio Sōra souhaite ainsi mettre en lumière — au-delà de l’image répandue du compositeur sourd et malheureux, de l’homme bourru, asocial et frappé par le destin — le jeune homme fougueux, en proie à l’humour, passionné, sensible et perpétuellement amoureux.
Le Trio Sōra s’est dans un premier temps formé à Paris, dans la classe de Claire Désert, au Conservatoire Nationale Supérieur de Musique et de Danse, puis en Belgique, auprès du Quatuor Artemis, au sein de la Chapelle Musicale Reine Elizabeth. Des rencontres déterminantes, notamment avec Mathieu Herzog, András Schiff, Menahem Pressler et le Quatuor Ébène, sont également venues enrichir ce parcours, nourrissant durablement identité artistique et interprétations.
La carrière du Trio Sōra mène ainsi les musiciennes sur des scènes internationales de renom, telles le Wigmore Hall et le Southbank Centre de Londres, la Beethoven-Haus de Bonn, le Festival de Verbier, la Philharmonie de Paris, l’Auditorium du Louvre, la Folle Journée de Nantes ou encore le Festival d’Aix-en-Provence.
Récompensé à plusieurs reprises — Parkhouse Award et Prix HSBC de l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence en 2017, Special Prize de la Verbier Festival Academy en 2018, Borletti-Buitoni Trust Fellowship en 2020 —, l’ensemble est aujourd’hui en résidence à la Fondation Singer-Polignac, Le Dimore Del Quartetto, ProQuartet-CEMC et soutenu par la Fondation Boubo-Music, la Fondation Günther Caspar, la Spedidam, Pleyel et le mécénat musical de la Fondation Swiss Life.
Clémence de Forceville joue un violon Giovanni Battista Guadagnini (1777) et Angèle Legasa, un violoncelle Giulio Cesare Gigli (1767), instruments généreusement prêtés par la Fondation Boubo-Music.
Violoniste belge d’origine russe, Marc Bouchkov s’est taillé une solide réputation internationale en se produisant avec les plus grands orchestres et chefs d’Europe, dans les salles de concert les plus prestigieuses du monde, et est un invité régulier du Verbier Festival. Son premier enregistrement chez Harmonia Mundi revêt une importance particulière puisqu’il comprend deux pièces d’Eugène Ysaÿe en première mondiale et deux œuvres composées par lui-même. L’album a reçu un Diapason d’Or et un Diapason Découverte. Le jeune artiste joue un violon de Carlo et Michelangelo Bergonzi de 1742–44 généreusement prêté par Edwulstrad RMIC Ltd.
Décrit par le New York Times comme « un véritable artiste, à l’interprétation pensée et poétique », Minsoo Sohn est un pianiste coréano-américain reconnu pour son intelligence musicale et sa virtuosité magistrale.
Il s’est produit en tournée à travers l’Amérique du Nord et du Sud, l’Europe et la Corée. En tant que soliste, il a joué avec de nombreux orchestres de renom tels que le Cleveland Orchestra, le Boston Symphony Orchestra, le Calgary Philharmonic, le Tokyo Philharmonic, l’Israel Philharmonic, l’Orchestre symphonique de Québec, la Camerata de Jérusalem, le Holland Symfonia, l’Orchestre national de Belgique, le Cleveland Chamber Orchestra, le Korean National Orchestra et le KBS Symphony, entre autres, sous la direction de chefs tels que Yannick Nézet-Séguin, Pietari Inkinen ou encore Sasha Goetzel.
Parmi les temps forts récents et à venir des saisons 2024/25, citons une tournée en duo avec le pianiste Yunchan Lim en Corée, ainsi qu’aux festivals de Verbier, Gstaad Menuhin et La Roque d’Anthéron en Europe ; ainsi qu’une série de récitals consacrés aux Sonates de Beethoven à travers l’Europe, qui se poursuivra en 2025/26 avec des concerts en Corée, au Japon et en Amérique du Nord.
Les enregistrements de Sohn pour les labels Honens et Sony Classical ont été salués par la critique internationale. À propos de son interprétation des Variations Goldberg de Bach, le New York Times a salué une lecture « magnifiquement articulée et lumineuse », la plaçant parmi les meilleurs enregistrements de l’année. Son coffret de 9 albums consacré à l’intégrale des Sonates pour piano de Beethoven, paru chez Sony Classical, est l’aboutissement de quatre années d’immersion dans l’univers du compositeur, incluant concerts, enregistrements et réflexions écrites.
Minsoo Sohn doit une grande part de son parcours à ses mentors Russell Sherman et Wha Kyung Byun, auprès desquels il a étudié au New England Conservatory de Boston. Après avoir enseigné à la Michigan State University, il est retourné en Corée où il s’est imposé comme interprète et pédagogue très recherché. Il enseigne aujourd’hui à la Korean National University of Arts. Il a également été membre du jury de plusieurs concours internationaux prestigieux, dont les concours Honens et Busoni. En 2023, il a rejoint la faculté de piano du New England Conservatory.
Wolfgang Haffner est un batteur et compositeur bien connu dans le monde de la musique. Sa carrière illustre a débuté à l’âge de 18 ans lorsqu’il a été découvert par le légendaire tromboniste Albert Mangelsdorff. La liste des musiciens avec lesquels il a joué, enregistré et tourné est presque infinie : Chaka Khan, Al Jarreau, Pat Metheny, The Brecker Brothers, Ivan Lins, Jan Garbarek, Gregory Porter, Michael Franks, Roy Ayers, Bugge Wesseltoft, The Manhattan Transfer, Nils Petter Molvaer, The JB Horns, Esbjörn Svensson, Bob James, Mezzoforte, Lee Ritenour, Till Brönner, Joe Sample, Larry Carlton, Cassandra Wilson, Clark Terry, Johnny Griffin, Nils Landgren, Mike Stern, Chuck Loeb, Hildegard Knef, Konstantin Wecker, Die Fantastischen Vier, Xavier Naidoo, NDR Big Band, WDR Big Band, pour n’en citer que quelques-uns. Wolfgang collabore également avec des poids lourds de la scène de la musique électronique tels que Ricardo Villalobos, Timo Maas et Nightmares on Wax.
On peut entendre Wolfgang Haffner sur environ 400 albums à ce jour, il a joué dans tous les grands festivals de jazz à travers le monde, a tourné dans 100 pays, du Japon aux États-Unis, de l’Afrique du Sud au Brésil. Il a enregistré 16 albums solo et s’est fait un nom en tant que producteur pour des groupes tels que Mezzoforte et le chanteur allemand Max Mutzke.
En 2010, il a reçu un prix ECHO, suivi du prix culturel de sa ville natale, Nuremberg, en Allemagne. Son album « Kind of Cool » est arrivé en tête des charts de jazz et s’est même classé dans les charts pop allemands pendant 5 semaines. Son propre groupe, le Wolfgang Haffner Trio, tourne intensivement dans le monde entier.
Sascha Maisky est né à Bruxelles le 11 mai 1989 et a commencé ses études de violon à l’âge de trois ans.
Ses premiers professeurs sont Leonid Kerbel, Leon Souroujon et Igor Oistrakh.
En 1997, Sascha a fait ses débuts au Carnegie Hall lors d’un gala pour la Rainforest Foundation, interprétant le « Carnaval des Animaux » de Saint-Saëns aux côtés d’artistes tels que Maxim Vengerov, Victoria Mullova et Martha Argerich.
À l’âge de douze ans, son éducation musicale l’a conduit à la Purcell School de Londres, où il a eu pour professeurs Macej Rakowski et Evgueny Grach. Sascha a eu le privilège de recevoir des conseils musicaux de musiciens célèbres tels que Julian Rachlin, Maxim Vengerov, Felix Andrievsky, Itzhak Rashkovsky, Vadim Gluzman, Edvard Grach, Nam-Yun Kim et Dmitri Sitkovetsky.
Sascha s’est produit en solo et en musique de chambre dans des salles prestigieuses telles que le Queen Elizabeth Hall, le Wigmore Hall, le Buckingham Palace, le Conservatoire de Bruxelles, le Château de Prague et l’ambassade britannique à Paris. En outre, M. Maisky s’est produit à plusieurs reprises en trio avec son père Mischa et sa sœur Lily.
Après avoir terminé ses études en Angleterre avec les honneurs, Sascha s’est installé à Vienne où il a pour professeur Boris Kuschnir.
Née en Suisse en 1999, la harpiste Tjasha Gafner a étudié à la Juilliard School de New York avec Nancy Allen après avoir obtenu son master en tant que soliste avec Letizia Belmondo à la Haute École de Musique de Genève. En 2024, elle a obtenu son master en pédagogie à la Haute École de Musique de Genève avec Sandrine Chatron.
Elle est lauréate de nombreux concours nationaux et internationaux, dont les premières places au Concours international de harpe Felix Godefroid (Belgique, 2012), Suoni d’Arpa (Italie, 2014) et au Concours international de harpe Martine Géliot (France, 2016). En 2021, elle a remporté le prix Max D. Jost, ainsi que la bourse culturelle Leenaards. En dix ans, elle a reçu plus de 20 prix.
Depuis l’âge de dix ans, elle s’est produite en Allemagne, en France, à Hong Kong et dans de nombreux autres pays, et s’est produite en tant que soliste avec le Kammerorchester der Bayrischen Philharmonie, l’Orchestre de Chambre de Lausanne et les London Mozart Players. Elle se produit régulièrement avec divers ensembles au niveau international et contribue également à l’élargissement du répertoire de la harpe avec ses propres transcriptions.
Pour ses performances exceptionnelles, elle a obtenu la première place et le prix du public au 72e concours international de musique 2023 à Munich.