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Sophie Ellen Frank est la créatrice du concept pédagogique et directrice artistique de l’Académie de l’opéra. Née en 1963 à Osaka au Japon, Sophie Ellen Frank débute à l’âge de 4 ans dans le rôle de l’enfant de Madame Butterfly au Grand Théâtre de Genève dans les bras de Dame Gwyneth Jones, puis chante en tant que membre et soliste du choeur d’enfants dans Turandot, Carmen, Wozzeck, Les Troyens, Der Wildschütz à Genève et à Darmstadt. Des coulisses des scènes lyriques, elle observe sa mère, Nicole Buloze, alors danseuse, chorégraphe et cantatrice de renommée mondiale. Sophie étudie le violon et le violoncelle, la danse classique et le théâtre aux conservatoires de Darmstadt et de Bâle.
Après sa formation commerciale et en sécurité aéronautique à Genève, elle poursuit ses études de chant au Conservatoire et à l’Ecole d’Opéra de 1987 à 1992. Elle travaille notamment avec Gabriel Bacquier, José van Dam, Régine Crespin, Gloria Davy, Nancy Long, Kammersängerin Christa Ludwig, Sena Jurinac, Gert Krämer. Susanna des Noces de Figaro est son premier grand rôle, puis elle interprète entre autres : Cherubino, Dorabella, Donna Elvira, Rosalinde, Sesto, Rosina, Haensel, Orlovsky à Genève, Frankfurt, Lyon et Zurich.
Elle produit et met en scène de nombreux évènements à Genève tels que la Semaine de l’opéra italien, la Semaine de la musique Russe, et l’Inganno Felice de Rossini avec Sonja Yoncheva.
Paul Hess est le Président de l’association « Académie de l’opéra » de Genève, son chef d’orchestre et directeur musical. Il est diplômé du New England Conservatory of Music à Boston, du Mozarteum de Salzburg et de l’Academia Chigiana de Sienne en Italie. Lauréat du Concours International de Direction d’Orchestre de Besançon, il est bénéficiaire d’une bourse « Fullbright Scholarship » en Italie. Il étudie la direction d’orchestre avec les Maîtres : Michael Tilson Thomas, Sir Charles Mackerras, Rafael Kubelik, Stanley Pope, Franco Ferrara, Boris Goldovsky, et il dirige des concerts et des opéras à Boston, Salzbourg, Buffalo, Rome, Sienne, Bologne, Trévise, San Remo, Trapani, Besançon, Genève, Bâle et Berne, et des orchestres prestigieux comme l’OSR, OCG, OCL, BBC. Il est ainsi régulièrement membre de jury pour les concours internationaux d’art lyrique.
Paul Hess, est en outre un dessinateur, portraitiste humoristique. Ses dessins font l’objet de publications dans diverses revues musicales spécialisées : « Il Mondo de la Musica » (Rome), « Clavier » (Etats-Unis)… Il a été exposé à l’Opéra de Rome (100 dessins), au Victoria Hall à Genève en 1988 et 2001, au B. F. M. à Genève en 2000, à la Radio Suisse Romande à Lausanne en 1990, à la Télévision Suisse Romande de Genève en 1990 et au G.A.T.T. à Genève en 1989.
Ce parcours de chef musical ; orchestres symphoniques, ballets, opéras, opérettes, comédies musicales, choeurs, et ce talent de dessinateur et ses capacités pédagogiques, le conduise aujourd’hui tout naturellement vers l’enseignement et la transmission.
Né à Chambéry en 1976, Renaud Capuçon a commencé ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à 14 ans, où il a gagné de nombreuses récompenses durant ses cinq années là-bas. Ensuite, il a déménagé à Berlin pour étudier avec Thomas Brandis et Isaac Stern et a reçu le prix de la Berliner Akademie der Künste. En 1997, il est choisi par Claudio Abbado pour devenir Konzertmeister du Gustav Mahler Jugendorchester, pendant trois étés, travaillant avec des chefs comme Pierre Boulez, Seiji Ozawa, Franz Welser-Möst et Claudio Abbado.
Dès lors, Renaud Capuçon s’est imposé comme un soliste de très haut niveau. Il joue avec les grands orchestres: Berliner Philharmoniker, Boston Symphony Orchestra, Chamber Orchestra of Europe, Filarmonica della Scala, London Symphony Orchestra, New York Philharmonic, Wiener Philharmoniker, Orchestre de Paris, Orchestre National de France et Orchestre Philharmonique de Radio France. Il travaille avec de nombreux chefs, tels que Daniel Barenboim, Semyon Bychkov, Stéphane Denève, Ernő Dohnányi, Gustavo Dudamel, Christoph Eschenbach, Valery Gergiev, Bernard Haitink, Daniel Harding, Long Yu, Paavo Järvi, Andris Nelsons, Yannick Nézet-Séguin, François-Xavier Roth, Lahav Shani, Robin Ticciati, Jaap van Zweden.
Son engagement pour la musique de chambre l’a conduit à collaborer avec Martha Argerich, Nicholas Angelich, Daniel Barenboim, Yuri Bashmet, Yefim Bronfman, Khatia Buniatishvili, Hélène Grimaud, Clemens Hagen, Maria João Pires, Daniil Trifonov, Yo-Yo Ma et Yuja Wang, ainsi qu’avec son frère, le violoncelliste Gautier Capuçon. Il a ainsi notamment joué aux festivals de Berlin, Lucerne, Verbier, Aix-en-Provence, La Roque d’Anthéron, San Sebastián, Stresa, Salzbourg, Édimbourg et Tanglewood. Il a également représenté la France dans certains des événements internationaux les plus prestigieux: il s’est produit avec Yo-Yo Ma sous l’Arc de triomphe pour la commémoration de l’Armistice en présence de plus de 80 chefs d’État et il a joué au sommet du G7 à Biarritz.
Renaud Capuçon est le directeur artistique de deux festivals : les Sommets musicaux de Gstaad, depuis 2016, et le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, qu’il a fondé en 2013. Depuis la saison 2021-2022, il est le directeur artistique de l’Orchestre de Chambre de Lausanne avec lequel il a enregistré un disque autour des œuvres d’Arvo Pärt qui est sorti chez Warner en septembre 2021.
Renaud Capuçon a construit une vaste discographie et enregistre exclusivement chez Erato/Warner Classics. Ses récentes parutions incluent des sonates de Bach avec David Fray, des trios de Dvořák et de Tchaïkovski avec Lahav Shani et Kian Soltani en direct du Festival d’Aix, les deux concerti pour violon de Bartók avec le London Symphony Orchestra et François-Xavier Roth, un disque Brahms et Berg avec les Wiener Philharmoniker et Daniel Harding et des œuvres de musique de chambre de Debussy. Son disque ‘Au cinéma’, comportant une sélection de musiques de films, est sorti en octobre 2018 et a reçu un grand succès critique. Son dernier enregistrement intitulé ‘Un violon à Paris’ paraîtra en novembre 2021 et réunira un large choix de petites pièces qu’il a enregistré avec le pianiste Guillaume Bellom.
En 2017, Renaud Capuçon a fondé un nouvel ensemble, les Lausanne Soloists, composé d’actuels et anciens étudiants de la Haute École de musique de Lausanne, où il est professeur depuis 2014. Il joue le Guarneri del Gesù ‘Panette’ (1737) qui appartenait à Isaac Stern. Il a été nommé chevalier dans l’ordre national du Mérite en juin 2011 et chevalier de la Légion d’honneur en mars 2016.
Ivry Gitlis est l’un des violonistes les plus populaires de son temps. Il a su réunir l’intégrité d’un parcours musical exigeant à des expériences artistiques originales et toujours renouvelées.
Originaires d’Ukraine, les parents d’Ivry Gitlis s’installent en Israël en 1921. Un an plus tard, Ivry Gitlis naît à Haïfa. Ses parents, non musiciens, encouragent la précocité musicale de leur enfant et lui fournissent un premier violon. Les progrès sont impressionnants ; Ivry Gitlis, qui travaille auprès de Mme Velikovsky (élève d’Adolf Busch), donne son premier concert à l’âge de sept ans. Soucieux de parfaire son éducation musicale, Ivry Gitlis s’installe en France et intègre le Conservatoire dans la classe de Jules Boucherit. Son prix en poche, il décide de se perfectionner auprès de Georges Enesco, Carl Flesch et Jacques Thibaud.
L’armistice signé, Ivry Gitlis effectue ses débuts avec l’Orchestre philharmonique de Londres. Alors que Glenn Gould inaugure la reprise des liens artistiques entre le Canada et l’U.R.S.S. au milieu des années 1950, Ivry Gitlis est, en 1963, le premier violoniste israélien à jouer dans un pays qui contraint encore souvent ses artistes à l’exil. Ivry Gitlis effectue ses premières tournées aux États-Unis avec Eugène Ormandy et Georges Szell et grave les grands concertos pour violon de son siècle (de Berg à Bartok, en passant par Sibelius).
Ivry Gitlis choisit ensuite de s’installer à Paris, ville où il accroît considérablement sa notoriété. Cette célébrité n’éloigne nullement le violoniste de l’essentiel. Bien au contraire, il se passionne pour la musique de son temps et interprète des pièces écrites pour lui comme la Pezze per Ivry de Bruno Maderna, et défend la musique de Xenakis. A la rencontre de tous les publics, dans tous les continents, Ivry Gitlis témoigne, comme peu, de l’échange permis par la musique.
Familier de nombreux styles musicaux et sachant voyager de l’un à l’autre sans difficulté, il crée des festivals et rencontre tous les publics. Pour ce violoniste de génie, qui peint et écrit à ses heures, la musique n’existe pas sans une communication et un partage immédiat.
Roby Lakatos is not only a virtuoso on the violin, but also an extremely versatile musician who is equally adept to performing classical music, jazz and the folk idiom of his home country of Hungary. He is hard to define: most often, he is described as a Gypsy violinist, a devil’s fiddler, classical master, jazz improviser, composer and arranger – and his unique artistic personality is all that. He is a universal musician combining brilliant technique that makes him one of the best violinists in the world with creativity in improvisation and composing power.
Roby Lakatos was born in 1965 to a legendary family of Romani musicians as a member of the seventh generation of direct descendants to János Bihari – the famous “King of Gipsy Violinists”, who was admired by Ludwig van Beethoven, introduced Johannes Brahms to the themes for his Hungarian Dances and of whom Franz Liszt said: “The sweet tones drawn from his magic violin fell like drops of nectar on our enchanted ears.” From early childhood, Roby Lakatos lived with the musical tradition of his family – he played in his uncle Sándor and father Antal’s band and appeared as the first violinist of a Gipsy orchestra at the age of nine.
Thus, he learned the tradition of violin technique and ornamentation at an early age, but also gained formal education at the Béla Bartók Conservatory in Budapest.
After winning the first prize for violin at the age of 19, he left for Belgium and first played in Liège, and then in the newly opened club Les Ateliers de la Grande Ile in Brussels, which quickly became a hotspot thanks to him and his ensemble. In the ten years of performing in the club, the ensemble attracted numerous fans: the shows were regularly visited by Sir Yehudi Menuhin, for example, and Roby made connections and collaborated with a number of musicians, including violinist Vadim Repin and his role model for violin jazz music performances Stéphane Grappelli.
His concert career developed gradually, and now Roby Lakatos spends most of his time performing in various stages around the world. His ensemble has appeared, among other places, at the Schleswig-Holstein Festival, in Académies Musicales de Saintes, Ottawa Chamber Music Festival, Ludwigsburg Schloßfestspiele and the Helsinki Festival, as well as in prestigious concert halls (Santa Cecilia in Rome, Concertgebouw in Amsterdam, Zankel Hall – Carnegie Hall in New York). His versatility has given him and his ensemble the opportunity to collaborate with major orchestras–The London Symphony Orchestra, French National Radio Orchestra, Dresden Philharmonic Orchestra, to name a few – as well as with numerous exceptional artists, including Giora Feidman, Herbie Hancock, Joshua Bell, Maksim Vengerov, Nigel Kennedy and Randy Brecker. In Hong Kong, Taiwan and Japan he first performed in 1999, and has since been regularly playing in Asia. He records for Hungarian and Belgian television networks and has also appeared on German television and German national radio stations, as well as on BBC in London.
Roby plays a violin made by Fabien Gram.
Seven years after the release of their 1991 album Gypsy Style for MW Records, The Roby Lakatos Ensemble recorded their first CD for Deutsche Grammophon, titled Lakatos. With a presentation of a unique style, which is a fusion of typical Gipsy music elements and jazz with improvisation as an important feature and specific technical effects, some of which he created himself (such as the fascinating left-hand pizzicato), Roby Lakatos and his ensemble also reflected a universal approach to the musical material by including on their CD the works by composers ranging from Zoltán Kodály and Johannes Brahms to John Williams’s music for Schindler’s List and Charles Aznavour’s chanson La Bohème. This album, which received the prestigious German Echo Klassik award, was followed by four more releases for Deutsche Grammophon: Lakatos Gold and Post Phrasing (1998/1999), Live From Budapest (1999), and As Time Goes By (2002) offering an equally exciting combination of
jazz and Gipsy music idioms with contemporary and classical elements. Apart from recording for other labels – With Musical Friends (Universal, 2001), Kinoshita Meets Lakatos (Prime Direction, Inc., 2002), Prokofiev… (Avanticlassic, 2005), Fire Dance (Avantijazz, 2005) and Klezmer Karma (Avanticlassic, 2006) – Roby Lakatos also started his own label Lakatos Recording Company to present somewhat different music, i.e. experimental works such as the project named The Legend of the Toad (2004), which is a sort of musical story told through his performances and the performances of his ensemble whose member, pianist Kálmán Cséki, also arranged the music.
Except for his long-time associate, violinist Lászlo Bóni, Roby Lakatos’s ensemble today is composed of young virtuoso musicians with classical musical education who are also well versed in the folklore tradition of Hungarian Gypsies.
Born in Siberia in 1971, Vadim Repin was eleven when he won the gold medal in all age categories in the Wienawski Competition and gave his recital debuts in Moscow and St Petersburg. At 14 he made his debuts in Tokyo, Munich, Berlin, Helsinki; a year later in Carnegie Hall. At 17 he was the youngest ever winner of the Reine Elisabeth Concours.
Since then he has performed with all the world’s greatest orchestras and conductors. Among the highlights of his career in the past few seasons have been tours with the London Symphony Orchestra and Valery Gergiev, the NHK Orchestra and Dutoit; a tour of Australia with the London Philharmonic Orchestra and Vladimir Jurowski, and acclaimed premières in London, Philadelphia, New York’s Carnegie Hall, the Salle Pleyel in Paris and Amsterdam’s Concertgebouw of the violin concerto written for him by James MacMillan, culminating in a BBC Prom at the sold out Royal Albert Hall.
Vadim Repin recorded the great Russian violin concerti by Shostakovich, Prokofiev and Tchaikovsky on Warner Classics. For Deutsche Grammophon he recorded the Beethoven Violin Concerto, the Brahms Violin Concerto and Double Concerto (Truls Mørk, cello) with the Gewandhaus Orchester, the Tchaikovsky and Rachmaninov trios with Mischa Maisky and Lang Lang (which won the Echo Classic) and works by Grieg, Janacek and César Franck with Nikolai Lugansky, which won the 2011 BBC Music Award.
In 2010 he received the Victoire d’Honneur, France’s most prestigious musical award for a lifetime’s dedication to music, and became Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres. Following master classes and concerts in Beijing in December 2014 he was awarded an honorary professorship of the Central Conservatory of Music, and in 2015 an honorary professorship of the Shanghai Conservatory.
Highlights of the last season included concerts in Hong Kong and Beijing, a European tour with Orchestre de la Suisse Romande under Neeme Jarvi, and concerts in Vienna with Kent Nagano and Lionel Bringuier. In April 2014 Vadim Repin as Artistic Director presented the first Trans-Siberian Festival of the Arts in Novosibirsk’s magnificent new concert hall, featuring a new commission, ‘Voices of Violin’ by Benjamin Yussupov, and a joint appearance by Vadim Repin and prima ballerina Svetlana Zakharova. The Festival was enthusiastically received and was repeated and extended in the spring of 2015, this time featuring a specially commissioned violin concerto, ‘De Profundis’, by Lera Auerbach.
Last season began with concerts in Vilnius, Prague, Vienna, Paris and Ankara and a Vadim Repin Festival in Tokyo in November with chamber music and orchestral concerts. Performances in the United States were followed by concerts with the Philharmonia Orchestra and Vladimir Ashkenazy in London and Cardiff, the German première of the Yussupov concerto in the Berlin Philharmonie, and a return to Japan for concerts with the Tchaikovsky Symphony Orchestra to celebrate the Tchaikovsky centenary. This season began with concerts in Yerevan, Barcelona and Madrid and a tour of European capitals with the Tokyo Metropolitan Orchestra, and will culminate with a ‘Transsiberia goes to Tel Aviv’ project.
Vadim Repin plays on the 1733 ‘Rode’ violin by Stradivari.
Avec une oeuvre qui embrasse et défie les traditions classiques occidentales, Gabriel Prokofiev et sa nouvelle approche de la musique classique se sont imposé sur la scène internationale, en ce début de XXIe siècle. Après avoir terminé ses études musicales aux universités de Birmingham et de York, et insatisfait du monde « insulaire » de la musique classique contemporaine, il a développé une carrière musicale parallèle en tant que producteur d’électro et de hip-hop. Cette formation en musique de danse, mêlée à ses racines classiques, donne à sa musique un son unique et résolument contemporain.
Gabriel Prokofiev s’est constitué un vaste corpus d’œuvres orchestrales et de musique de chambre, et a composé sept concertos (dont trois pour platine vinyle), ainsi que de nombreuses œuvres électroniques, associant souvent synthétiseurs et sampleurs à instrumentation classique. Ses œuvres ont été jouées dans le monde entier par des orchestres tels que le Seattle Symphony, le Detroit Symphony, le St Petersburg Philharmonic, le Moscow State Symphony, le BBC Philharmonic, le MDR Leipzig, le Copenhagen Phil, le Luxembourg Philharmonique, le Buenos Aires Filharmonica, le Porto Symphony et le Real Orquesta de Sevilla. De plus, il collabore fréquemment avec des danseurs contemporains et a travaillé avec des compagnies telles que le Stuttgarter Ballet, Rambert Dance, Bern Ballet, Shobana Jeyasingh, Birmingham Royal Ballet, Alexander Whitley Dance et Gandini Juggling. En 2019, son premier opéra complet Elizabetta a été créé par l’Opéra de Ratisbonne en Bavière.
Gabriel est également commissaire d’événements, producteur et fondateur de la maison de disques Nonclassical et des évènements associés qui accueillent une foule d’artistes défiant les conventions. Grâce à Nonclassical, il a été l’un des principaux artisans d’une nouvelle manière de présenter la musique classique dans des lieux inhabituels ; et il se produit régulièrement dans les boîtes de nuit, les entrepôts et les festivals de musique électronique de l’est de Londres, souvent en tant que DJ et en effectuant des remixes en direct des œuvres qui viennent d’être jouées.
Gabriel Prokofiev a étudié la composition électroacoustique avec Jonty Harrison à Birmingham, et possède un master en composition effectué avec Ambrose Field & Roger Marsh. Il est publié par Faber Music et Mute Song, et réside à Hackney, à Londres, avec sa femme et leurs trois jeunes enfants.
Joshua Bell est un violoniste américain récompensé aux GRAMMY®, considéré comme l’un des artistes les plus célèbres de sa génération. Sa carrière, qui s’étend sur près de quatre décennies, l’a vu se produire comme soliste, chambriste, chef d’orchestre et directeur musical de l’Academy of St Martin in the Fields depuis 2011, succédant à Sir Neville Marriner.
Il se produit avec les plus grands orchestres du monde, dont le Philharmonique de Berlin, l’Orchestre National de France et le New York Philharmonic. Ses projets récents incluent des tournées en Europe, Amérique du Sud et aux États-Unis, ainsi que des collaborations avec des artistes tels que Steven Isserlis, Jeremy Denk, Renée Fleming, Chick Corea, Sting ou Anoushka Shankar.
Bell est aussi un défenseur de la musique contemporaine, créant des œuvres de John Corigliano, Edgar Meyer, Behzad Ranjbaran ou Nicholas Maw. Il a participé à la bande originale de films, notamment The Red Violin (Oscar pour Corigliano) et Ladies in Lavender, et a innové avec des projets numériques et éducatifs, dont des expériences VR et la collaboration avec l’application Trala pour l’enseignement du violon.
Son engagement pédagogique se manifeste avec Education Through Music et Turnaround Arts, ainsi que par des masterclasses et concerts familiaux autour du projet The Man With The Violin.
Joshua Bell joue sur le violon Huberman Stradivarius de 1713 et a enregistré plus de 40 albums, recevant de nombreux prix dont GRAMMY®, Gramophone et OPUS KLASSIK. Il a commencé le violon à 4 ans, a étudié avec Josef Gingold, et a fait ses débuts avec Riccardo Muti et l’Orchestre de Philadelphie à 14 ans, puis à Carnegie Hall à 17 ans.
Le pianiste russe Daniil Trifonov, primé aux Grammy Awards, est applaudi pour sa technique hors pair, sa rare sensibilité et son jeu profond. Il connaît une spectaculaire ascension depuis son accession au Premier Prix et au Grand Prix du Conservatoire international Tchaïkovski en 2011. Sacré Artist of the Year par Musical America (2019) et Gramophone (2016), Martha Argerich ne tarit pas d’éloges à son sujet : « Il a tout, et plus encore… la tendresse, tout comme la part démoniaque. Je n’ai jamais rien entendu de tel ». La saison actuelle lui fait enchaîner concertos avec l’Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia et Antonio Pappano, ou encore avec l’Israel Philharmonic et Lahav Shani, programme à deux pianos avec Sergei Babayan au Teatro alla Scala, et récitals solos au Carnegie Hall et au Wiener Konzerthaus. Trifonov est un artiste exclusif Deutsche Grammophon, chez qui il a récemment enregistré Bach: The Art of Life.