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Charles Sigel est un animateur radio et homme de culture suisse, anciennement à RTS/Espace 2. Reconnu pour la finesse de ses interviews et sa vaste connaissance de la musique classique, il a dialogué avec de nombreux artistes parmi les plus réputés. Ami de longue date du Verbier Festival, il y a présenté des concerts, animé des rencontres publiques et contribué à faire rayonner l’esprit du Festival sur les ondes et au-delà.
Tim Carroll a commencé sa carrière au sein de l’English Shakespeare Company, un univers auquel il est fidèle, ayant mené de nombreuses productions en tant que Directeur associé du Shakespeare’s Globe. Ses mises en scène d’opéra et de théâtre ont été primées à de multiples reprises aux Tonys, remportant en outre le Drama Desk Award et le Critics’ Circle Award en tant que meilleur réalisateur. Actuellement Directeur artistique du Shaw Festival au Canada, le Britannique a assuré la même fonction au Kent Opera de 1997 à 2004. Il enseigne le théâtre et la mise en scène en Grande Bretagne et dans le monde entier.
La chanteuse italienne Barbara Frittoli est considérée aujourd’hui comme l’une des plus grandes sopranos lyrico-spinto de sa génération. L’année 1992 a été celle de ses grands débuts, notamment dans Carmen à Philadelphie, dans La Bohème à Naples et dans Beatrice di Tenda à Milan. Lors de sa première saison au MET à New York, elle interprète à nouveau les rôles de Mimi et de Micaëla, qu’elle reprend ensuite au Royal Opera House à Londres. En 1999, la chanteuse est d’ailleurs conviée à prendre part à la production qui inaugure le Royal Opera House après sa rénovation. Elle a travaillé avec les plus célèbres chefs d’orchestre tels que Claudio Abbado, Lorin Maazel, Riccardo Muti, Georges Prêtre, Daniele Gatti, Antonio Pappano et Riccardo Chailly.
Né à Paris en septembre 1988, Thomas Enhco est un pianiste et compositeur de jazz et de musique classique. À l’âge de 3 ans, il apprend le violon et le piano, donne ses premiers concerts à 6 ans et écrit ses premières compositions. À l’âge de 9 ans, Didier Lockwood l’invite à jouer dans ses concerts aux festivals de jazz d’Antibes Juan-les-Pins, Vienne et Marciac. Il étudie ensuite le jazz au CMDL et le piano classique avec Gisèle Magnan. À 16 ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et en est renvoyé deux ans plus tard.
Son premier album, Esquisse, composé et enregistré à l’âge de 15 ans avec son trio et parrainé par le légendaire batteur Peter Erskine, sort en 2006. Thomas est alors lauréat du Fonds d’Action SACEM.
En 2008, il est repéré par le producteur japonais historique Itoh « 88 » Yasohachi, qui lui fait enregistrer trois albums, (Someday My Prince Will Come, The Window and the Rain au Japon et Jack and John avec Jack Dejohnette et John Patitucci aux studios Avatar à New York) et l’invite pour une dizaine de tournées au Japon en solo, duo et trio.
En 2012, il s’installe à New York où il écume les clubs de jazz et multiplie les collaborations, et il sort cette année-là chez Label Bleu son album auto-produit Fireflies (Victoire du Jazz 2013).
En 2014, il signe chez Universal Music et enregistre pour le label Verve son album piano solo Feathers (nommé aux Victoires du Jazz 2015 dans la catégorie « Album de l’année »).
En parallèle de sa carrière de jazzman, Thomas Enhco évolue dans le monde de la musique classique depuis ses débuts. En 2016, il publie chez le mythique label Deutsche Grammophon l’album Funambules en duo avec la percussionniste Vassilena Serafimova. Leur duo explosif et sans frontières fait le tour du monde et remporte en 2017 le Deuxième Grand Prix au Osaka International Chamber Music Competition (Japon). Leur second album, entièrement créé autour de l’univers de Jean-Sébastien Bach et intitulé Bach Mirror, sortira chez Sony Classical en 2021.
En 2017, il fait ses débuts comme soliste avec orchestre symphonique dans le Concerto en Fa et la Rhapsody in Blue de Gershwin, le Concerto n°24 de Mozart (K.491), le Concerto en Sol de Ravel, Eros Piano de John Adams, le Concerto pour Quatre Claviers de Bach (BWV 1065), le Triple Concerto de Beethoven et dans son propre Concerto pour Piano et Orchestre, avec l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, l’Orchestre de l’Opéra National de Lorraine, l’Orchestre de Pau Pays de Béarn, le Kyoto Symphony Orchestra, le Sapporo Symphony Orchestra, l’Orchestre Régional Avignon Provence, l’Ensemble Appassionato, le Geneva Camerata, l’Orchestre de Cannes, l’Orchestre National de France, sous la direction des chefs Julien Masmondet, Pierre Dumoussaud, Samuel Jean, Mathieu Herzog, Jean-Claude Casadesus, David Greilsammer, Junichi Hirokami, Benjamin Lévy, James Gaffigan et Fayçal Karoui. Il est également invité comme soliste par le Chœur de Radio France (dir. Sofi Jeannin) et le Chœur Spirito (dir. Nicole Corti) dans des programmes autour de Brahms et de ses propres compositions.
Compositeur, Thomas Enhco a écrit plus de 100 œuvres et reçoit régulièrement des commandes d’orchestres, d’ensembles de musique de chambre, de solistes, de chœurs et de festivals.
Il a notamment composé un Concerto pour Piano et Orchestre et un Double Concerto pour Piano, Marimba et Orchestre pour l’Orchestre de Pau, quatre pièces pour la pianiste Lise de la Salle (album Bach Unlimited, Naïve 2017), une suite pour Quintette de Cuivres et Piano pour le Local Brass Quintet (album Stay Tuned, Klarthe 2019), une pièce pour Chœur et Piano sur un poème de Ronsard pour le chœur Spirito, une Rhapsodie pour Violon, Piano et orchestre de chambre (New York Concert Artists & Associates), une œuvre pour Accordéon et Quintette à Cordes (Félicien Brut et le Quatuor Hermès, album Neuf, Mirare 2020), une œuvre pour Piano et Quintette à Vent (La Belle Saison, 2021)… Il a également composé les génériques des émissions « La Récréation » et « Le Grand Atelier » sur France Inter, et deux musiques de film : Aux Arts Citoyens de Daniel Schick (2010) et Les Cinq Parties du Monde de Gérard Mordillat (pour lequel il remporte le FIPA d’Or 2012 de la Meilleure Musique Originale), ainsi que divers courts-métrages, notamment pour le programme Emergence en 2019.
En 2018, avant de fêter ses 30 ans, Thomas Enhco enregistre pour Sony Music l’album Thirty, qui comprend sept nouvelles pièces en solo et son Concerto pour Piano et Orchestre. (Sortie février 2019 chez Sony Classical, concert parisien le 17 avril 2019 à La Cigale)
Depuis douze ans, il donne en moyenne 100 concerts par an sur tous les continents. Parmi les scènes jazz qui l’invitent figurent les festivals de jazz de Tokyo, Montréal, Vienne, Montreux, Istanbul, Gent, Middelheim, North Sea, La Villette, l’Olympia… Et parmi les scènes classiques, les festivals de La Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins, la Philharmonie de Paris, l’Opéra de Bordeaux, Flagey à Bruxelles, French May à Hong Kong, Shanghai Grand Theater, Folle Journée de Nantes, Tokyo, Varsovie, New York, Mozarteum de Salzbourg, Théâtre du Châtelet, Théâtre des Bouffes du Nord, Beijing Concert Hall, La Seine Musicale, Brucknerhaus de Linz, Heidelberger Frühling, Taipei National Concert Hall, Sapporo Concert Hall ‘Kitara’…
La Philharmonie de Paris l’accueille régulièrement, autant comme jazzman que soliste classique, et lui offre une carte blanche au festival Jazz à la Villette 2017, l’invite dans son week-end autour de Bach et comme soliste dans son propre Concerto pour Piano ainsi que dans le Concerto en Sol de Ravel en 2018. En 2019, il y participe à l’intégrale des Études pour piano de Philip Glass aux côtés du compositeur.
Il est l’invité des principales émissions de télévision et de radio françaises (C à Vous sur France 5, Quotidien sur TMC, Le Grand Échiquier, Fauteuils d’Orchestre sur France 2…) et ses enregistrements et concerts sont plébiscités par la presse nationale et étrangère.
Passionné par la transmission, il donne des masterclasses sur le jazz et l’improvisation, intervient régulièrement au CMDL (en piano et violon) et a rédigé pendant en 2018/2019 la rubrique jazz du magazine bimensuel Pianiste.
Thomas Enhco a remporté de nombreux prix et récompenses, parmi lesquels le 3ème prix du Concours International de Piano Jazz Martial Solal 2010, le Django d’Or 2010 « Nouveau Talent », le FIPA d’Or 2012 de la Meilleure Musique Originale, la Victoire du Jazz 2013 « Révélation » (ainsi qu’une nomination aux Victoires du Jazz 2015), le Deuxième Grand Prix au Osaka International Chamber Music Competition 2017, le Prix ACEG de la SACEM 2017 et le Grand Prix SACEM du Jazz 2020.
Parmi les artistes avec lesquels il a travaillé, on peut citer :
– Jazz : Didier Lockwood, Mike Stern, Kurt Rosenwinkel, Jack DeJohnette, Gilad Hekselman, José James, Baptiste Trotignon, Ari Hoenig, Patrick Zimmerli, Dan Tepfer, Ibrahim Maalouf, Emile Parisien, Vincent Peirani, Biréli Lagrène, Anne Paceo, Hugh Coltman, Peter Erskine, Daniel Humair, André Ceccarelli, Victor Lewis, John Patitucci, Hein Van de Geyn, Lew Soloff, Sylvain Luc, François & Louis Moutin, Joel Frahm, Cyrille Aimée…
– Classique : Henri Demarquette, Renaud Capuçon, Natalie Dessay, Laurent Naouri, Jean-François Zygel, Michel Dalberto, Anne-Sofie Von Otter, les quatuors Arod, Hanson, Modigliani et Voce, Beatrice Rana, Jérôme Pernoo, Caroline Casadesus, Lise de la Salle, Déborah Nemtanu, Xavier Philips, Emiliano Gonzalez-Toro…
Ainsi que les chanteurs Jane Birkin, Christophe, Oxmo Puccino, la danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla, le metteur en scène Alain Sachs, la dessinatrice Aurélia Aurita…
L’année 2021 verra notamment la parution de deux albums dont il a assuré la direction artistique et les arrangements : Tribute to Violeta Parra d’Emiliano Gonzalez-Toro (jazz et musique latine) et Family Tree de David Enhco (quartet de jazz et quatuor à cordes).
Vassilena Serafimova est une percussionniste formée au CNSMD de Paris et The Juilliard School à New York, après avoir terminé la classe de percussion de son père en Bulgarie. Elle donne dès son plus jeune âge de nombreux concerts en soliste ou au sein de l’ensemble de percussion Accent. Entre 2003 et 2010 elle remporte de nombreux prix internationaux : 1er prix du World International Marimba Competiton de Stuttgart, 2nd prix du Concours International de Musique de l’ARD de Munich, Grand prix du 10ème Concours International “Music and Earth”, Prix “Jeune musicienne de l’année” en Bulgarie, 1er prix de la Critique musicale du 18ème Festival International d’Europe Centrale en Slovaquie, 1er prix du Festival d’Automne de Jeunes Interprètes…
En avril 2014 elle fait ses débuts au Carnegie Hall de New York. Un an plus tard, en duo avec le pianiste de jazz Thomas Enhco, elle fait entendre le marimba pour la première fois aux Victoires de la musique classique. En 2016, le duo enregistre leur premier album Funambules pour Deutsche Grammophon.
Vassilena se produit en tant que soliste et chambriste dans de nombreux festivals : Les Flâneries Musicales de Reims, Classique au Vert (France), Middelheim Jazz Festival (Belgique), REpercusionES (Costa Rica), Focus! 2011 Festival (Etats-Unis), and TransART (Bulgaria)) et a des enregistrements pour Radio France, Bayerischer Rundfunk, Bulgarian
National Radio. Elle a joué à Carnegie Hall, Alice Tully Hall (New York), Théâtre de Champs Elysées, Théâtre de Châtelet, Salle Pleyel (Paris), Hermitage Theater (Saint-Peterburg), Muziekgebouw (Amsterdam and Eindhoven), Herkulessaal (Munich), Bulgaria Music Hall (Sofia). Vassilena donne régulièrement des mastersclass en Europe, Amérique Centrale, Amérique du Nord et en Asie.
Directrice artistique du Festival International de Marimba et Percussions de Bulgarie et de l’ensemble Paris Percussion Group (avec Jean-Baptiste Leclère), elle à cœur de défendre le répertoire de la percussion dans le monde entier.
Vassilena représente les sociétés Adams Musical Instruments, Avedis Zildjian Compagny et a créé sa propre série de baguettes chez Vibrawell.
Sonya Yoncheva est devenue une figure incontournable sur les scènes les plus prestigieuses du monde, notamment le Metropolitan Opera, le Royal Opera House, le Teatro alla Scala, la Bayerische Staatsoper, la Staatsoper de Berlin, la Wiener Staatsoper et l’Opéra de Paris. Ses interprétations inoubliables de rôles emblématiques ont suscité un immense succès critique et public.
Le vaste répertoire de Sonya Yoncheva comprend des joyaux du répertoire baroque ainsi que des œuvres de Mozart, Verdi, Tchaïkovski et Puccini. Célébrée pour sa voix particulièrement belle et sa présence scénique exceptionnelle, Sonya se sent aussi à l’aise sur scène qu’en récital, ayant reçu les éloges de la critique dans plusieurs villes, notamment Paris, Dresde, Baden-Baden et Munich.
Parmi les engagements de la saison 2019/2020, Sonya Yoncheva fera ses débuts dans les rôles-titres d’une nouvelle production de Fedora au Teatro alla Scala et de Manon Lescaut au Metropolitan Opera. Elle se produira également dans des rôles marquants tels qu’Imogene dans Il pirata au Teatro Real de Madrid, Mimì dans La bohème au Royal Opera House Covent Garden, dans les rôles-titres de Médée à la Staatsoper Unter den Linden de Berlin et de Tosca à la Wiener Staatsoper ainsi qu’à la Bayerische Staatsoper de Munich. Sonya donnera également des concerts à l’Elbphilharmonie de Hambourg, au Tchaikovsky Hall de Moscou et à la Philharmonie de Sofia, et présentera son programme de récital acclamé Ad una Stella au Palau de la Música de Barcelone.
Les engagements prestigieux de Mme Yoncheva en 2018/2019 l’ont conduite à la Staatsoper Unter den Linden pour ses débuts dans le rôle-titre d’une nouvelle production de la Médée de Cherubini, avant son retour au Metropolitan Opera pour interpréter Desdémone dans Otello et le rôle principal d’Iolanta. Elle est revenue au Festspielhaus de Baden-Baden en tant que Desdémone dans une nouvelle production d’Otello, rôle qu’elle a également interprété en version concert avec le Berliner Philharmoniker à la Philharmonie de Berlin. Elle a repris son interprétation de Tosca à la Staatsoper Unter den Linden. Ses concerts ont inclus le Stabat Mater de Rossini à la Philharmonie de Paris, des galas au Teatro alla Scala, à l’Opéra de Paris, à la Wiener Staatsoper et au Festival de Grafenegg, des récitals à l’Opéra de Monte-Carlo, au Teatro Real de Madrid, au Rosey Concert Hall et au Teatro del Lago Frutillar (Chili), ainsi que des concerts solos à la Philharmonie de Berlin, à The Broad Stage de Santa Monica, à l’Opéra d’État hongrois de Budapest, à l’Opéra de Liège, au Teatro del Bicentenario de Guanajuato (Mexique) et à Mexico.
Sonya Yoncheva a entamé la saison 2017/2018 à Paris, où elle a fait ses débuts dans le rôle d’Élisabeth de Valois dans une nouvelle production du Don Carlos de Verdi, suivis de représentations dans l’un de ses rôles de prédilection, Mimì, dans une nouvelle mise en scène de La bohème de Puccini, pour l’Opéra de Paris. Elle s’est ensuite rendue au Metropolitan Opera de New York, où elle a fait ses débuts très appréciés dans le rôle-titre d’une nouvelle production de Tosca de Puccini, et a repris son interprétation de Mimì dans La bohème. De plus, Mme Yoncheva a débuté dans le rôle-titre de Luisa Miller de Verdi, lors des premières représentations de l’opéra au Met depuis plus de dix ans. Elle a ensuite fait ses débuts dans le rôle d’Imogene dans une nouvelle production de Il pirata au Teatro alla Scala et a joué Poppea dans une nouvelle mise en scène de L’incoronazione di Poppea au Festival de Salzbourg. Elle a chanté en concert au Théâtre des Champs-Élysées de Paris, au Festspielhaus de Baden-Baden, au Grand Théâtre de Genève et au Konzerthaus de Dortmund dans un programme consacré à Verdi, en plus d’être la soliste du concert d’été en plein air “Opera for All” de la Bayerische Staatsoper. Elle a été nommée Artiste de l’année 2017 par medici.tv et a été mise en vedette dans une série de diffusions en ligne en direct et d’archives en l’honneur de cette reconnaissance.
Parmi ses autres moments marquants, citons ses débuts dans le rôle-titre d’une nouvelle production de Norma, Antonia dans Les contes d’Hoffmann et Micaëla dans Carmen au Royal Opera House, plusieurs apparitions au Metropolitan Opera, notamment ses débuts en tant que Gilda dans Rigoletto et des performances de Mimì dans La bohème, Violetta dans La traviata, Desdémone dans la production d’ouverture de la saison 2015/16 d’Otello et dans le gala célébrant le 50e anniversaire du Met au Lincoln Center ; les rôles-titres de Iolanta, La traviata et Lucia di Lammermoor à l’Opéra de Paris, Mimì au Teatro alla Scala ; Violetta à la Staatsoper de Berlin, au Palau de les Arts de Valence, à Monte Carlo et à la Bayerische Staatsoper ; Tatyana dans Eugène Onéguine à la Deutsche Oper Berlin et Marguerite dans Faust à la Wiener Staatsoper, au Royal Opera House et au Festspielhaus de Baden-Baden. Elle a également été artiste invitée au concert de l’Avent de Dresde, diffusé sur ZDF en Europe.
Sonya Yoncheva est une ancienne élève du Jardin des Voix de William Christie et se consacre particulièrement au répertoire de musique ancienne et baroque. Parmi ses engagements dans ce répertoire figurent plusieurs rôles emblématiques, notamment Phani/Zima (Les Indes galantes) et Didon (Dido and Aeneas) en tournée avec William Christie en Europe, Russie et aux États-Unis ; La Fortuna (L’incoronazione di Poppea) au Festival de Glyndebourne ; Giunone (Il ritorno d’Ulisse in patria) au Teatro Real ; Cléopâtre (Giulio Cesare) à Versailles ; et Poppea dans L’incoronazione di Poppea et Agrippina à Lille et Dijon sous la direction d’Emmanuelle Haïm.
Formation et distinctions
Née en 1981, la soprano Sonya Yoncheva a obtenu des diplômes en piano et en chant dans sa ville natale de Plovdiv, en Bulgarie, sous la direction de Nelly Koitcheva. Elle a ensuite obtenu un master en chant au Conservatoire de Genève, sous la tutelle de Danielle Borst. Mme Yoncheva est également lauréate de plusieurs concours internationaux renommés, dont le premier prix et le prix spécial CultureArte au concours Operalia de Plácido Domingo (2010). Elle a été honorée en tant que Révélation de l’année (Chanteuse) aux ECHO Klassik Awards en 2015 et a reçu le Prix spécial des Amis du Festival pour son interprétation de Fiordiligi dans Così fan tutte à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence (2007). Sonya a remporté le Readers’ Award des International Opera Awards en 2019.
Sonya Yoncheva est également lauréate de nombreux concours dans son pays natal, la Bulgarie : le “Concours de musique classique bulgare” en 2000 et le “Concours de musique classique allemande et autrichienne” en 2001. Elle et son frère Marin Yonchev ont été désignés chanteurs de l’année lors de l’édition 2000 du concours “Hit-1”, produit par la Télévision nationale bulgare. Mme Yoncheva a collaboré avec des artistes populaires de renom, dont Sting et Elvis Costello, et elle s’intéresse particulièrement à la musique de film, y compris des collaborations avec le célèbre compositeur Vladimir Cosma.
Sonya enregistre exclusivement pour Sony Classical, et figure sur un nouvel album solo intitulé The Verdi Album, sorti en février 2018, sur son album solo Handel sorti en 2017, ainsi que sur son album solo de début Paris, mon amour, le Stabat Mater de Pergolesi et plusieurs enregistrements sur DVD/Blu-Ray. Sa discographie inclut également des enregistrements CD de Le nozze di Figaro (Contessa) pour Deutsche Gramophone et le Messiah de Handel avec le célèbre Mormon Tabernacle Choir.
Mme Yoncheva est également ambassadrice mondiale pour Rolex.
Lors de la saison 2024/25, Yoncheva fera ses débuts au Brésil et interprétera des œuvres baroques à Vienne, ainsi que Dido and Aeneas à l’Opéra de Versailles. Elle reprendra Madama Butterfly à Barcelone et donnera un concert de Noël à Versailles. Parmi les autres temps forts figurent des apparitions au Salzburg Mozartwoche, à la Wiener Staatsoper, et au Metropolitan Opera dans son premier rôle de Lisa dans La Dame de pique.
Ancienne élève du Conservatoire de Genève, elle a reçu de nombreuses distinctions, notamment le prix de la Chanteuse de l’année Opus Klassik 2021 et l’Ordre des Arts et des Lettres en 2024. Yoncheva est également ambassadrice de l’UNICEF et artiste Sony Classical, avec plusieurs albums acclamés.
Les superlatifs émanant de la critique et les ovations du public n’ont cessé de suivre la carrière éblouissante de Yuja Wang. La pianiste née à Pékin a reçu une formation avancée au Canada et au Curtis Institute of Music de Philadelphie sous la direction de Gary Graffman. Sa percée internationale a eu lieu en 2007, lorsqu’elle a remplacé Martha Argerich en tant que soliste avec l’Orchestre symphonique de Boston. Elle a ensuite signé un contrat exclusif avec Deutsche Grammophon et s’est depuis établie parmi les plus grands artistes du monde, avec une succession de performances et d’enregistrements acclamés par la critique.
Comme Pablo Casals avant elle, Khatia Buniatishvili place l’être humain au centre de son art. Les valeurs fondamentales transmises par les Lumières ne sont pas sujettes à discussion. S’il y avait un incendie et qu’il faille choisir entre un enfant et un tableau, elle n’hésiterait pas une seconde. Pourtant, une fois l’enfant sauvé des flammes, elle l’emmènerait au Musée des Beaux-Arts pour qu’il devienne peintre. Pas besoin de sauver « le feu » (comme Cocteau répondit) car il brûle déjà dans ses yeux, fait rage dans ses doigts et réchauffe son cœur.
Khatia, née à Batoumi, en Géorgie, sur la mer Noire, le jour le plus long de l’année 1987, connaît le prix de la liberté et de l’indépendance, et comprend l’énergie nécessaire pour tenir droit dans la vie. L’exemple de ses parents n’a pas échappé à son regard. Durant la période chaotique que traversait son pays, les parents de Khatia ont dû faire preuve de grande ingéniosité pour repousser la pauvreté. Sa mère, qui lui a fait découvrir la musique, cousait de magnifiques robes pour ses deux filles à partir de morceaux de tissus qu’elle récupérait ici et là. Les sœurs ont vu sous leurs yeux un modèle de créativité pour sourire face à l’adversité.
Cependant, le piano n’a jamais posé de problème à Khatia. Elle a été bénie d’une capacité impressionnante, donnant son premier concert à l’âge de six ans. Par amusement, sa mère laissait chaque jour une nouvelle partition musicale sur son piano et, affamée, Khatia, avec ses longs bras ressemblant à des tentacules, les dévorait. N’ayant jamais eu à lutter avec son instrument, elle a toujours considéré les pianos du monde entier comme des amis d’où elle doit tirer le meilleur, en respectant les particularités de leur caractère et en goûtant aux charmes de leur personnalité ; tout en ne cherchant jamais à les changer ou à en faire ses martyrs. Sa sœur Gvantsa est aussi une excellente pianiste. Ensemble, elles forment un duo parfaitement complémentaire, l’une ayant les pieds sur terre, l’autre étant supersonique.
La grande carrière de Khatia s’est déroulée assez naturellement, sans lutte. Le soleil n’a pas besoin de déplacer des montagnes pour exister, car il se lève et brille pour tous. Et ces mots viennent à l’esprit lorsqu’on la voit surgir sur scène ou dans la vie : ses cheveux flottants, sa silhouette fine, tout à fait parisienne, ses lèvres souriantes, ses pas légers comme une sylphide et son corps de félin. Mais la rose montrera ses épines si elle sent ce qu’elle chérit menacé. Elle ne renoncera pas à un projet humanitaire. Elle ne sera pas empêchée d’aider le pays où elle est née et a grandi. Elle ne sera pas forcée à jouer dans un pays qui dénigre ses valeurs. Elle n’acceptera pas des partenaires de jeu imposés qui n’inspirent ni respect humain ni grande admiration artistique en égale mesure. D’ailleurs, rien ne peut être imposé à cette jeune dame de l’air dont les battements d’ailes pollinisent les œuvres et qui répand une nuée musicale de poudre d’or aux quatre vents.
Franz Liszt est l’un de ses héros. C’est avec lui qu’elle voulait s’aventurer en premier dans le monde de la discographie. Liszt repousse sans cesse les limites du possible. Il innove et est généreux, réunissant les styles populaires et académiques, le profane et le sacré, la nature et la poésie – il transcende tout ce qu’il touche.
Khatia Buniatishvili évite la représentation et l’auto-intellectualisation. Elle pourrait tout à fait adopter la devise de son amie Martha Agerich, « Vivre et laisser vivre » – elle aussi est Gémeaux. Elle aime la complexité des choses, pas la complication ; les paradoxes, pas les oppositions rigides qui s’avèrent souvent stériles. Elle est à l’aise dans la création et moins intéressée par la réaction. Stimuler par le dialogue entre les arts, elle respire l’oxygène de l’imagination et trouve l’équilibre dans la réflexion.
Au fond, elle reste cette enfant fascinée par la vie et par les êtres qui lisait déjà Dostoïevski et Tchekhov à l’âge de neuf ans, et pour qui il était déjà tout à fait clair que la beauté sauverait le monde. Sans distinction : ce qui est juste sonnera juste et marquera son empreinte.
C’est de cette manière qu’elle aborde tous les styles, du baroque au moderne, dans son CD Motherland, pour démontrer que la vraie musique n’a pas besoin de barrières et que tous les styles s’effacent dans le seul vrai style universel et révélateur qui peut se résumer en ces mots de Mozart : « L’amour, l’amour, l’amour, c’est là que réside l’âme du génie. »
Khatia Buniatishvili, brillante pianiste au sommet de ses capacités, est arrivée dans ce monde dans une pluie de lumière lors du solstice d’été. Sur le plan humain, elle est davantage attirée par les équinoxes, séduite par la justice et cherchant le jour et la nuit en parts égales. En levant les yeux vers le ciel, on pourrait la voir jouer à cache-cache avec Vénus ou Mercure. Le cosmos est son jardin et c’est dans son mouvement qu’elle se sent vivante, juchée sur une comète.